Un médecin doit-il tout dire à son patient ?

Le médecin que vous consultez a-t-il le droit de vous cacher quelque chose ? Doit-il vous communiquer la gravité de votre état ? Retour avec Lionel Jacqueminet  sur une législation en tous points orientée vers l'intérêt du patient.

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à retenir

Un médecin doit-il tout dire à son patient ?

Par principe le médecin doit tout dire à son patient. Il doit lui délivrer une information « claire, loyale et appropriée » afin qu'il puisse exercer ses choix et accorder son consentement libre et éclairé. Le médecin doit lui expliquer la nature de son état, son évolution prévisible, les différentes solutions thérapeutiques qui s'offrent à lui et les risques qui leurs sont liés.
Le médecin doit par ailleurs ménager la preuve de l'accomplissement de son devoir d'information. Il pourra en avoir besoin lors d'un procès par exemple. Pour cela, il lui suffit de disposer d'un dossier médical bien tenu et d'écrits attestant de la délivrance des dites informations au patient.

Des exceptions dans l'intérêt du patient. Il existe des cas où le médecin peut décider en son âme et conscience de ne pas communiquer des informations au patient : si le diagnostic et les pronostics sont graves et risquent d'aggraver son état ; s'il a expressément demandé à ne pas recevoir certaines informations ; s'il n'est pas en état de les entendre, ou encore en cas d'urgence.

Les cas particuliers du mineur et du majeur sous tutelle. Dans ces deux hypothèses, le médecin délivre l'information aux titulaires de l'autorité parentale ou au tuteur. Par ailleurs, il doit donner une information adaptée au patient en fonction de ses facultés de compréhension. Le mineur peut néanmoins s'opposer à la communication de telles données aux titulaires de l'autorité parentale. Dans ce cas, le praticien devra respecter son choix et n'informer que le mineur, accompagné d'un majeur de son choix.

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